L’Anthropocène : l’Homme principal responsable des conséquences environnementales ?

L’anthropocène est un terme, sujet à débats, relatif à une nouvelle ère géologique dan laquelle l’Homme a acquis une telle influence sur la biosphère qu’il est devenu l’acteur central.

Anthropocène : l’Homme au centre de la géologie ?

Théorisé pour la première fois par Paul Josef Crutzen, prix Nobel de Chimie en 1995, l’anthropocène signifie étymologiquement « L’Âge de l’Homme ». Ce serait une nouvelle ère dans la chronologie de la géologie ayant débuté lors de la Révolution industrielle de 1850. Celle-ci vise à définir une nouvelle ère dans la géologie dans laquelle l’Homme est devenu l’acteur central.

De plus, l’empreinte qu’il aurait laissée sur la planète serait traduit d’une véritable influence géologique sur la biosphère et le système terrestre. Néanmoins, cette notion n’est pas encore officielle, puisqu’elle est toujours l’objet de nombreux débats parmi les géologues et scientifiques. Cela dit, elle a déjà roulé sa bosse dans l’opinion publique et les médias. Elle tend progressivement à être officialisée. En témoignage, les échanges qui se sont déroulés lors de l’European Consortium for Political Research (ECPR) à Oslo en avril 2016.

Petit extrait de TRYO

Une rupture des équilibres naturels comme empreinte géologique de l’Homme

En à peine plus de deux siècles, l’Homme a transformé notre système terrestre pour garantir le développement des civilisations modernes. Les activités humaines ont causé une rupture des équilibres naturels de la planète. Celles-ci laisseront, même après notre disparition, une empreinte indélébile sur Terre. Ainsi, WWF explique ainsi que de « nombreux signes [sont] susceptibles de témoigner de l’influence humaine [comme] les vestiges de certaines mégapoles […] en de complexes structures fossiles. L’urbanisation peut elle-même être vue comme une altération des processus sédimentaires en raison de la formation de strates rocheuses « artificielles » ».

Le « Plastiglomérat » : une preuve de l’impact de l’Homme sur le système terrestre

Le « Plastiglomérat » est un exemple probant de l’empreinte (néfaste) de l’Homme sur le système terrestre. Il s’agit en effet d’une roche non naturelle apparue dans le sud de l’île d’Hawaï. Ceci est donc l’agrégation de déchets plastiques fondus par la lave basaltique et mélangés avec des sédiments marins. Cette roche est le résultat des activités humaines, modifiant irrémédiablement l’écosystème marin et l’équilibre environnemental de cette région. C’est ainsi que le Plastiglomérat demeurera présent sur Terre, et ce, même des siècles après notre extinction. Nombre d’entre eux usent de ce cas pour servir la démonstration de l’anthropocène. Selon les scientifiques, cette empreinte est irrémédiable.

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L’anthropocène respecte-t-il les critères géologiques ?

Si l’anthropocène n’est pas encore officiellement reconnu par la Commission Internationale de Stratigraphie, les marqueurs de l’Homme sur Terre sont bel et bien présents. Ces marqueurs sont alors l’aboutissement de pratiques humaines sur l’environnement. Prenons exemple de l’agriculture intensive, la déforestation, l’exploitation du nucléaire, les industries ou les transports, etc. Mais de là à en faire un phénomène géologique ? Pour bon nombre de géologues, l’anthropocène ne répond pas aux critères des ères géologiques.

Parmi ces critères sont présentés la continuité sédimentaire, la modification importante de la faune et de la flore. Or, force est de constater pour eux que l’anthropocène ne répond pas à ces critères. C’est notamment ce qu’explique l’Union internationale des sciences géologiques chargée d’instaurer les standards en matière d’ères géologiques. Si, à ce jour, on ne peut donc pas réellement opérer un rapprochement purement scientifique entre ce phénomène et la géologie, l’Homme laissera derrière son passage une bien triste signature.

PARCE QUE NOTRE TERRE NOUS TIENT à CŒUR ET QU’IL FAUT EN PRENDRE SOIN.


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