incendies en australie : le réchauffement climatique en cause ?


Une hécatombe pour la biodiversité. Effectivement, les gigantesques incendies qui ravagent l’Australie depuis le mois de septembre ont causé la mort de 480 millions d’animaux (mammifères, oiseaux et reptiles). D’après une étude de l’université de Sydney, citée par les médias australiens..
« Sur le long terme, la reconstruction des populations de nombreuses espèces locales va être un défi. Un grand nombre d’entre elles ont été indéniablement affectées par ces feux »

Chris Dickman
Chercheur

INCENDIES en AUSTRALIE


Les incendies continuent de dévorer l’Australie. En effet, rien que ces 12 dernières heures, jeudi 2 janvier, plusieurs dizaines de foyers d’incendie se sont déclarés aux quatre coins du pays. Une situation critique depuis quatre mois, et pas d’accalmie en vue. Par conséquent, pourquoi une telle ampleur ? D’abord, si les feux de brousse ne sont pas rares en cette saison, ils sont favorisés cette année par des conditions climatiques extrêmes. : une sécheresse précoce, des vents violents, mais, surtout, des températures record. On relevait 40,9°C de moyenne nationale il y a trois semaines. Plus de 49,3°C dans la petite ville de Marble Bar le week-end des 28 et 29 décembre.

conséquences

millions d’hectares
1 300 maisons et plus de 5,5 millions d’hectares sont partis en fumée. C’est à dire l’équivalent d’un pays comme le Danemark. Est-ce la faute du réchauffement climatique ? Oui, la communauté scientifique est formelle. En matière de production de gaz à effet de serre, l’Australie est l’un des plus mauvais élèves.
maisons


Le charbon, qui a fait la fortune du pays, est aussi l’une des industries les plus polluantes. Mais le Premier ministre australien, Scott Morrison, ouvertement climatosceptique, refuse de revoir sa copie en matière de transition énergétique. Dans ce contexte, le gouvernement est-il en accusation ? Oui, et de plus en plus. Effectivement, en déplacement dans des zones sinistrées jeudi 2 janvier, le chef du gouvernement a été pris à partie par des habitants. Rentré précipitamment de ses vacances à Hawaii il y a dix jours, il est jugé désinvolte dans sa gestion de la crise. Un pompier a même refusé de lui serrer la main.

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